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Africville : être déraciné chez soi
Appartenir, c'est être attendu. On peut être exilé sans quitter son pays, comme le rappelle l'histoire d'Africville.
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Arriver quelque part, c'est espérer qu'un « nous » s'ouvre.
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15 articles · chacun en quatre temps : une scène, un cas documenté, une voix, une question
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Appartenir, c'est être attendu. On peut être exilé sans quitter son pays, comme le rappelle l'histoire d'Africville.
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L'altérisation transforme une différence en frontière. Du regard quotidien à la déshumanisation, elle suit une pente qu'on peut apprendre à remonter.
LireUne question anodine peut tracer une frontière. Même nés au Canada, beaucoup de gens se font rappeler qu'ils viendraient « d'ailleurs ».
LireEn décembre 2008, les premiers réfugiés bhoutanais accueillis par le Canada arrivaient à Saint-Jérôme. Leur histoire pose une question : comment donner envie de rester ?
LireEn 2020, des demandeurs d'asile qui soignaient nos aînés en pleine pandémie ont obtenu une voie vers la résidence permanente.
LireEn 1979-1980, des milliers de Canadiens parrainent des réfugiés d'Asie du Sud-Est. En 1986, l'ONU honore tout le peuple canadien.
LireDe 2017 à 2023, des dizaines de milliers de demandeurs d'asile entrent au Québec par un petit chemin de campagne, jusqu'à sa fermeture.
LireDepuis les années 1960, des milliers d'Haïtiens ont fui la dictature pour Montréal, où ils ont bâti, par l'entraide, une communauté essentielle au Québec.
LireEn 1914, 376 passagers venus de l'Inde restent bloqués deux mois dans le port de Vancouver. En 2016, le Canada leur demande pardon.
LireEn 1939, le Canada refuse d'accueillir plus de 900 réfugiés juifs du paquebot St. Louis. En 2018, Ottawa leur présente des excuses.
LireÀ l'hiver 2015-2016, le Canada accueille plus de 25 000 réfugiés syriens, dont plusieurs milliers au Québec, avec l'aide de milliers de parrains.
LireDe 1885 à 1923, les immigrants chinois devaient payer pour entrer au Canada. En 2006, Ottawa a présenté des excuses complètes.
LireUn rapporteur de l'ONU estime que le permis lié à un seul employeur expose des travailleurs étrangers à l'exploitation. Ottawa conteste, mais le débat reste ouvert.
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